CONFÉRENCE SUR L’EFFICACITÉ POTENTIELLE DES ANTIMICROBIENS DANS LES MALADIES DU FOIE CE MATIN MERCREDI 13 AOÛT 2025
CONFÉRENCE SUR L’EFFICACITÉ POTENTIELLE DES ANTIMICROBIENS
La conférence s’est tenue en présence du Directeur Générale de l’Hôpital National Amirou Boubacar Diallo, Pr. BRAH Souleymane, du Médecin chef du service d’ophtalmologie, Pr. ABDOU Amza ainsi que du Médecin chef du service du Laboratoire de Biologie Médicale, Dr. ABDOURAHAMANE Yacouba, des agents et des étudiants.

Dans sa présentation de l’étude, Mlle IDRISSA ABDOULAYE Anissa, étudiante en thèse à l’IHU de Marseille en France a expliqué que la production d’éthanol endogène est un mécanisme physiopathologique émergent impliqué dans la stéatose hépatique associée à un dysfonctionnement métabolique (MASH).

Elle a indiqué que dans ce contexte, la caractérisation des espèces productrices d’éthanol enrichies chez les patients atteints de maladies hépatiques pourrait aider à identifier des biomarqueurs potentiels. La plupart des espèces (91,6 %) enrichies dans les maladies du foie ont produit des quantités détectables d’éthanol.
La doctorante a expliqué que les résultats de l’étude ont relevé que les 3 levures: Nakaseomyces glabratus, Pichia krudiavzevii et Candida albicans ont produit les taux d’éthanol les plus élevés (1,8 à 3,3 g/L). L’amphotéricine B était une option thérapeutique pour toutes les souches de levure (FC/MIC= 1 log10). Parmi les bactéries, Enterocloster (0,8 à 1,6 g/L) est le genre qui produit le plus d’éthanol. Pour toutes les souches d’Enterocloster, la rifaximine était une option thérapeutique avec un FC/MIC exceptionnel (> 5 log10). Thomasclavelia ramosa était résistante à la rifaximine mais sensible à la vancomycine (FC/MIC= 2 log10).
Elle a précisé que la plupart des espèces microbiennes intestinales associées aux maladies du foie produisent et tolèrent l’éthanol, ce qui suggère l’existence d’un cercle vicieux microbien-éthanol dans ces maladies.
Pour elle, ces travaux ouvrent de nouvelles voies pour la prévention et le traitement des maladies du foie. Il pourrait également s’avérer utile dans le domaine du cancer, car certaines espèces étudiées ici ont été récemment identifiées comme des oncobiontes.

